La boulimie, l'anorexie, les troubles du comportement alimentaire: traiter le fond et la forme.

Des compulsions alimentaires qui peuvent être génantes:

Dans le cadre de la préparation d'une émission sur les troubles du comportement alimentaire, j'ai été contactée par une journaliste de l'émission scientifique de Mac Lesggy : E=M6... J'ai donc servi de soutien technique à cette émission sans y apparaître physiquement. Par contre, j'y ai apporté le témoignage d'une de mes patientes. Je remercie Sabrina pour son courage et le message positif qu'elle a fait passer. Aujourd'hui elle va bien et ses troubles ne sont plus gênants, elle a stabilisé son poids (avec un IMC tout à fait normal) et comme vous pouvez le voir dans le reportage, elle est particulièrement ravissante !  

 

 

 

Cas concret d’une patiente Melle V :

Compulsions essentiellement sucrées et léger surpoids.

 

Melle V avait fini par perdre ses repères d’un point de vue alimentaire, en rendant certains aliments tabous, elle avait considérablement réduit son alimentation mais son poids n'était pas pour autant satisfaisant pour elle. Elle estime qu’elle a 11 kg de trop pour retrouver une ligne parfaite, je calcule son IMC et constate que cette perte de poids est acceptable puisque la valeur indiquée la situe à 22.15 ( norme entre 18.5 et 25). Sur un terrain psychologique favorable et en réponse à la grande restriction qu'elle s'imposait, elle avait des compulsions alimentaires très fortes où elle craquait violemment vers ce qu'elle s'interdisait. Déréglé et perturbé par des écarts caloriques importants, son organisme stockait facilement. En acceptant de revenir de façon progressive et rassurante vers une consommation normale de tous les aliments y compris ceux qui étaient « tabous », elle a fortement réduit ces compulsions et perdu le poids qu'elle avait en trop. Ce chemin a été très progressif, jamais, elle n'a franchi une étape sans s'y sentir prête. Je l'ai rassurée par le biais d'équivalences en lui démontrant que les aliments dans leur bon usage ne doivent pas être diabolisés. Cette rééducation lui a été particulièrement bénéfique.   Aujourd'hui son alimentation est diversifiée, équilibrée et elle apprend petit à petit à avoir un autre regard sur les aliments...Je recommande cette prise en charge en parallèle d’un suivi psy.

 

 

Cas concret d’une patiente Mme T :

Anorexique

 

Mme T est une jeune mariée, elle travaille dans les assurances. A l’époque mon cabinet situé à Montpellier est éloigné de son lieu de résidence : 110 km. Mais sur les conseils de sa sœur, Montpelliéraine, que je suis pour un surpoids classique, elle décide de venir me consulter. Anorexique depuis plusieurs années, elle considère qu’il est temps pour elle de sortir de cette souffrance et de mener sa vie de femme et d’épouse avec une plus grande sérénité. Du fait de son faible poids, elle est aménorrhée mais elle désire avoir un enfant. Tous ces projets, la pousse à aller mieux, c’est donc le moment idéal pour entamer une prise en charge diététique.  Toujours avec la plus grande douceur et la meilleure écoute possible, on démonte petit à petit ces mauvais reflexes, jusqu’à ce que son poids redevienne « correct ». Elle vient le samedi au cabinet, c’est loin mais elle maintien ses efforts. Un jour, je reçois un appel où elle me stipule que le prochain rendez-vous est annulé et que les suivants le seront aussi. Surprise, je lui demande pourquoi, sa réponse me remplit de joie : je préfère ne pas faire trop de voiture, j’attends un bébé ! Le but était atteint, elle mangeait à nouveau sereinement et son organisme était prêt à assurer une grossesse bien désirée. Je la félicite de sa grossesse mais aussi de tout le travail qu’elle a accompli et de sa volonté indéfectible.  

 

 

 

 

     

La boulimie:

 

Cette maladie, expression d' un mal-être et d'une mauvaise estime de soi, passe souvent inaperçue.

 

Touchant préférentiellement les femmes, il faut la distinguer de l’hyperphagie qui elle se manifeste par une consommation alimentaire excessive non suivie par un besoin de se vider. En effet, en mettant en place des moyens efficaces pour limiter la prise de poids (vomissements, prise de laxatifs, diurétiques, jeûne…) le boulimique  est rarement obèse ou en surpoids contrairement aux personnes hyperphagiques. Il est par conséquent difficile de détecter leur souffrance physique et morale.

 

Cependant, on observe à terme chez ces patients les conséquences de ces comportements délétères : problèmes de dentitions, brûlures au niveau de l’œsophage sous l’action de l’acidité gastrique lors des vomissements ou encore des troubles digestifs liés à l’abus de laxatifs.

 

Pour aider le boulimique à sortir de cette attitude destructrice, la prise en charge diététique doit être couplée à une écoute psychologique. Le patient doit comprendre pourquoi il met en place ces comportements agressifs envers lui-même. Pourquoi  il ne peut pas contrôler ces crises et d’où vient ce besoin de se remplir. Il doit pouvoir discuter avec une personne neutre qui ne juge pas. Souvent, ils s’expriment sur le sentiment de honte et/ou de culpabilité qu’ils ressentent après la crise. 

 

La prise en charge doit être double, rééduquer le patient sur le plan alimentaire et lui apprendre à s’aimer, à s’accepter.

 

Enfin, la boulimie peut-être associée à l’anorexie. Ces deux comportements du trouble alimentaire trouvent souvent leur origine dans l’estime de soi et la perception de son image corporelle.

 

 

Béatrice BENAVENT-MARCO Diététicienne-nutritionniste 

 

Mon site de consultation en ligne  http://www.maconsultationdietetique.fr/index.htm 

Mail: contact@maconsultationdietetique.fr

  



01/02/2011
4 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 128 autres membres